Agenda du week-end

Circuit du Château de Pinceloup (5.5km)

Circuit du Château de Pinceloup
Promenade d'environ 1h
5.5km

Plus vaste commune du Parc naturel régional, Sonchamp marque la transition entre la forêt d'Yveline et les plaines céréalières de la Beauce. La majorité de son territoire se compose de plateaux agricoles et de plaines cultivées Nous vous proposons de découvrir Sonchamp à travers 3 boucles jalonnées.


DÉTAIL DE LA BALADE :

Départ le long de la RD 936 sur le parking à côté des courts de tennis en face de l’étang.
Depuis le parking remontez la RD 936 en direction du centre bourg.

Eglise Saint-Georges :
Dès le 8e siècle, la terre de Sonchamp appartient à l’Abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire qui dote le village d’un grand édifice religieux. Une première église de type roman est élevée au 11e siècle, probablement à l’emplacement d’un précédent lieu de culte dont il ne reste aucune trace. Au 13e siècle, elle est considérablement agrandie vers l’Est par la construction d’un transept et d’un chœur à abside semi-circulaire de style gothique. La façade principale, en pierre calcaire, est également reconstruite vers 1220-1240.
L’imposant clocher carré en grès date quant à lui du 15e siècle. Haut d’environ 40m, c’est l’élément repère de Sonchamp, visible depuis la plaine agricole. Les matériaux de construction témoignent de la situation géographique du village, aux confins de la Beauce (calcaire) et du Hurepoix (grès et meulière). Au 16e siècle, un projet de déambulatoire est entamé puis abandonné. Enfin, une campagne de restauration réalisée au 19e siècle vient recouvrir la charpente lambrissée de la nef par une voûte en plâtre à l’imitation de la voûte gothique du chœur. C’est aussi à cette période que l’on crée l’actuel portail d’entrée dans le clocher, dans le même style que le portail gothique de la façade principale.

Passez la place de l’église puis prenez la rue à gauche (rue de l’Ardillier) puis encore celle à gauche (rue des Vallées) jusqu’au Stop. Au stop, à droite rue des Abeilles puis empruntez le chemin enherbé derrière la barrière qui remonte sur le plateau.

Sur le plateau prenez le chemin à droite, traversez la route et poursuivez ce chemin qui redescend sur la ferme et la rue principale.

Ferme du bourg :
Par son aspect fortifié et sa tour-porche, l’ancienne ferme Bidaut marque l’entrée du bourg de Sonchamp. Ferme monastique, propriété des Augustins attestée dès 1708, elle est vendue comme bien national à la Révolution. Au 19e siècle, l’exploitation s’agrandit et de nouveaux bâtiments sont construits. Entre autres, l’élevage de moutons donne lieu à la construction de bergeries et une seconde cour est créée à l’arrière.
Sur la rue André Thome, la ferme présente des murs massifs à peine percés. Ses bâtiments sont construits en pierre meulière et en blocs de grès aux angles, garantissant la qualité et la solidité de leur structure. La tour-porche, datée de 1788, est entièrement bâtie en pierre de grès et constitue l’élément de prestige de la ferme monastique. Elle est percée d’une porte cochère et d’une plus petite porte pour le personnel de la ferme. De l’autre côté de la cour se trouve le logis du fermier, lui aussi de taille imposante. Autre élément remarquable, la charreterie, ouverte sur la cour par des poteaux en chêne, abritait le matériel agricole. Sous sa belle toiture brisée à lucarnes logeaient les ouvriers agricoles. La ferme garde aujourd’hui un usage agricole grâce à l’élevage de chevaux.

Prenez à gauche et au rondpoint en face, direction Rambouillet puis première à droite direction la Granville. Après 780 m prendre la rue à droite qui se poursuit en chemin de terre qui descend dans la vallée de la Rémarde, la traverse puis remonte le long du domaine du château.

En haut du chemin, tournez à la prochaine à droite passez devant le château et poursuivez la route en longeant le mur d’enceinte du château.

Château de Pinceloup :
Construit au cœur d’un vaste parc sur un site dominant le vallon et le village de Sonchamp, le château de Pinceloup résulte de la reconstruction d’un édifice du 17e siècle, agrandi au 18e siècle par le notaire de Louis XVI François Prévost. Le château est en brique et pierre, méthode constructive typique du style Louis XIII. De cette période, on peut encore voir le pavillon central coiffé d’un lanternon et deux ailes terminées par deux pavillons à dôme.
En août 1897, le domaine est racheté par Eugène Thome, collaborateur du préfet Haussmann, qui le remanie entre 1901 et 1903. Ses ailes latérales qui étaient de plain-pied sont surélevées, complétées de tourelles cylindriques à leurs extrémités, et une galerie de circulation est ajoutée au rez-de-chaussée. La juxtaposition d’une série de corps de bâtiments aux toitures variées introduit une certaine animation dans le long alignement des façades, ponctuées d’environ 365 fenêtres.
Le parc, dessiné par Louis-Sulpice Varé, paysagiste du Bois de Boulogne, abrite des bâtiments qui témoignent du mode de vie de la famille Thome : volière, manège à chevaux, glacière et pavillon de gardien. Depuis 1958 et son rachat par le département de Paris, le domaine de Pinceloup accueille l’École Le Nôtre, auparavant située à Villepreux. Créé en 1882, cet établissement s’inscrit dans la tradition du 19e siècle de prise en charge de la jeunesse en difficulté loin des centres urbains, et propose actuellement des formations professionnelles en horticulture, hôtellerie-restauration et plomberie.

Arrivé sur la route, prenez le chemin à droite qui descend à travers bois et qui continue de longer le mur d’enceinte. En bas du chemin prenez à gauche et longez la Rémarde.

A la sortie du chemin, sur la route prenez à gauche puis poursuivez cette route tout du long.

Au croisement avec la route, prendre à droite puis à gauche en direction de l’étang. Remontez le chemin jusqu’à la sablière. Prenez la petite sente la plus à droite qui vous fait passer dans le « Petit Maroc », puis redescendre sur l’étang.

Le « Petit Maroc » :
Le lieu-dit porte ce nom en raison de la sablière qui s’y trouve, dominant la Rémarde au cœur du bois de Plaisance. Le sable dit de Fontainebleau, blanc et très pur, servait notamment à faire du verre soufflé. Abondant et affleurant à Sonchamp, le sable du « Petit Maroc » apparaît sous la couche superficielle des argiles à meulières et était souvent employé pour remblayer les chemins. Le « Petit Maroc » abrite un site archéologique majeur : un campement mésolithique de chasseurs-cueilleurs qui mêlait habitat, petites huttes dotées en leur centre de foyers circulaires en pierre, et des ateliers de fabrication d’armes de chasse. Des centaines de milliers de déchets de taille, d’outils et de pointes de flèches triangulaires, dites aujourd’hui « pointes de Sonchamp », ont été mis à jour depuis la découverte du site en 1935.

Ces vestiges ont permis de démontrer qu’entre 5000 et 3000 avant J.-C., sur un espace restreint, plusieurs occupations se sont succédées, favorisées par l’environnement naturel constitué de clairières sableuses proches de la Rémarde. L’étude du site montre aussi l’évolution d’une culture et de techniques au niveau des assemblages d’armatures et des outils. Enfin, un dernier niveau archéologique a livré des vestiges de poterie gallo-romaine.

Longez l’étang par le chemin à gauche traversez la RD 936 pour récupérer le parking.